31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:27

Sortie Nature à Miribel Jonage : oiseaux hivernants
Dimanche 5 février 2012

 

Refuge pour des milliers d’oiseaux durant l'hiver, les étangs du parc de Miribel-Jonage permettent des observations exceptionnelles et en grande quantité.


Rendez-vous : 8 H 00 à la Maison des Associations,

14 Place du 11 novembre, LeVillage

38090 Villefontaine.

 

Retour : vers 13 H00


Renseignements et inscriptions : 04 74 96 14 44.
Prévoir des vêtements très chauds !!

--------------------

Cordialement. l'APIE
Contact Permanent:
Florian Brunet,
par mail: florian.brunet@apie-asso.net
par téléphone: 04 74 96 14 44

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:51


Impressionnant! Pendant le week-end, un demi-million d'entre nous ont signé l'appel pour sauver les abeilles. Allons jusqu'à un million pour obtenir l'interdiction -- signez si ce n'est pas déjà fait, et faites suivre le message à tous

Chers amis en France,

Les abeilles sont en train de disparaître et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les scientifiques mettent en cause des pesticides toxiques, mais la France vient d'autoriser la mise sur le marché de l'un de ces produits. Appelons-la ainsi que l'UE à interdire l'ensemble de ces produits pour éviter l'extinction des abeilles. Signez la pétition et faites suivre cet appel urgent:

Signez la pétition

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement de sauver des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, beaucoup de nos de fruits, légumes et noix favoris pourraient disparaître de nos étals.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles ont déjà disparu, et la semaine dernière nous avons appris que d'autres espèces aux Etats-Unis ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition, et faites la suivre !

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Avec espoir,

Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 15:10

 

Réservez dès à présent vos soirées des 3 et 4 février prochain dès 20 heures, et vous saurez tout sur les mystères de la disparition des abeilles...

Et pour mieux les connaitre, visitez aussi l'exposition en Mairie du 29 janvier au 4 février 2011 !

 

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Il vous suffira de vous rendre à TIGNIEU JAMEYZIEU dont la Commission Environnement organise, en partenariat avec le Conseil Général de l'Isère et les élèves des écoles de la ville, cette campagne sur LES ABEILLES dont vous trouverez ci-après le programme détaillé :

 

abeilles.jpg

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 12:29

 


Notre amie l'abeille est apparue sur terre, avec les premières plantes, voici des millions d'années, bien avant l'homme... Elle fut domestiquée depuis la plus haute antiquité, convoitée pour son miel, gelée royale, pollen, propolis (1)...Elle fut vénérée et associée aux Dieux.
Les plus anciens de nos villages se souviennent qu'à la fin du XIXème, début du XXème siècle, presque toutes les fermes possédaient des ruches, quelquefois seulement 2 ou 3. Nos abeilles vivaient alors, en ces temps pourtant tellement proches, en toute harmonie avec l'homme et la nature...

L’entreprise apicole, comme toutes les activités de la société, est entrée dans l'ère artisanale et industrielle avec des techniques nouvelles. Actuellement, une entreprise moyenne exploite environ 300 ruches. Chaque ruche abrite une reine, le couvain (2), des faux-bourdons (mâles) cohabitants provisoires, et entre 25000 et 70000 abeilles, qui sont des animaux intelligents, sociaux et organisés, chiffre à l'apogée des activités en été et qui se réduira à 6000 individus environ en période hivernale.
Leur dépérissement généralisé dans le monde a été observé depuis les années 1990. Un véritable signal d'alarme fut tiré à l'automne 2006 : perte entre 30 et 90 % aux USA où l’on parle de syndrome d'effondrement(3) des colonies (CDD : Colony Collapse Disorder). Le même phénomène a été observé en Europe, certaines colonies ayant disparu à 90 %. Du jamais vu !

Les conséquences économiques sont désastreuses pour les apiculteurs, mais plus encore pour la pollinisation (4) qui s'est perpétuée de la sorte depuis des millions d'années. 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation, notamment les cultures maraîchères (oignons, concombres, melons, …), les arbres fruitiers, les cultures d’arachide. Dans certaines régions du monde, la disparition d'insectes pollinisateurs oblige des agriculteurs à polliniser … à la main !!! (voir ci-dessous le reportage réalisé en Chine par National Geographic, et diffusé sur Daily Motion).


 

Chercheurs et apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses quant à cette disparition :

OGM, ondes électro-magnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique (les températures anormalement élevées en janvier 2008 ont réduit l'hibernation), raréfaction des fleurs, virus, maladie, parasites, champignons,... ? Actuellement les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs surpassant la résistance des abeilles.

La destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année est imputable à l’utilisation de pesticides, utilisés depuis 50 ans dans tous les pays. Il semblerait qu'en France, depuis la suspension du Gaucho en 1999 et du Regent en 2004, il y eût une légère amélioration. Mais l'utilisation du CRUISER vient d'être autorisée alors que son principe actif appartient à la même famille que celui du GAUCHO et du REGENT.

Quelques études mettent l'accent sur les ondes électromagnétiques, téléphones portables, antennes relais, ligne à haute tension, qui perturberaient les abeilles et pourraient être une des raisons de leur non retour à la ruche et de leur disparition dans la nature.

Une autre cause pourrait être la perte d'espaces naturels dans le monde, avec des prairies de plus en plus rares cédant la place à une agriculture très pauvre en biodiversité. Les ressources alimentaires seraient appauvries, le pollen étant l'unique source de protéine des abeilles. Les autres insectes pollinisateurs en seraient également affectés.

De plus, des parasites comme le champignon unicellulaire Nosema Ceranae (apparu pour la 1ère fois cette année dans l’Est de la France), l’acarien Varroa destructor ou la loque européenne font des ravages dans les couvains, nécessitant le traitement des ruches avant l’élevage des couvins (janvier-février). Ces traitements, s’ils sont mal dosés, peuvent entraîner à leur tour une forte mortalité des abeilles (des traitements à base d’antibiotique sont utilisés aux USA, mais leur efficacité n’est pas prouvée et leur mise sur le marché en France n’a pas encore été autorisée).

Le centre Agroscope L.P. à Berne (station suisse de recherche apicole) estimait fin 2007 que tous ces phénomènes prenaient des proportions de plus en plus fréquentes et importantes.

Pour couronner tous ces malheurs, le redoutable frelon Vespa Valentina, arrivé accidentellement de Chine, dévore les survivantes butineuses. Il est déjà très répandu dans le sud ouest de la France ou il s'adapte très bien.

Le tableau est donc plutôt inquiétant.


De ma conversation avec deux apiculteurs locaux

Il ressort que les techniques d'élevage, actuellement, sont au top de la technologie, me laissant ébahie : savez vous que l'insémination artificielle de la reine se pratique depuis 30 ans en ayant recours à des banques de mâles, ce pour une meilleure sélection, et que l'anesthésie s'effectue au CO2 ?

Il semblerait que la mortalité n'ait pas été constatée dans notre secteur proche, mais dans les contrées voisines, dans le Rhône, dans les monts du lyonnais au cours du printemps dernier, avec 60 % de mortalité.

Ils s'inquiètent de l'utilisation du Cruiser, graine enrobée à enfouir, insecticide neurotoxique qui pourrait être dangereux (Henri Clément, président de l'Union Nationale des Apiculteurs Français, affirme que ce produit a provoqué l'hécatombe de 40000 ruches en Italie, le thiaméthoxane qu'il contient ayant été retrouvé dans les abeilles mortes).

Nos spécialistes déplorent une agriculture, notamment celle du maïs, qui ne varie pas, se perpétue d'année en année, épuisant la terre et nécessitant l'usage intensif d'insecticides pour lutter contre la pyrale du maïs  (5) (photo ci contre) ou la chrysomèle du maïs dont les larves survivent grâce à l'ensemencement de la même céréale sur les mêmes parcelles, sans compter les engrais qu'une culture non diversifiée rend encore plus nécessaire! (en ce qui concerne la chrysomèle, voir les articles des 2 novembre 2007, 18 février 2008 et 4 août 2008 postés sur ce blog).

A ma question sur la substitution possible d'autres insectes pollinisateurs, la réponse est négative : il y aurait les bourdons Bombus, cousins de l'abeille, extrêmement actifs à la pollinisation, mais ne vivant qu'à l'état sauvage et en toute petite colonie. Ils font l'objet d'études...mais ne sont-ils pas eux aussi aussi menacés?

Enfin, ils me disent la mauvaise foi des revendeurs d'insecticides et autres produits envers les apiculteurs concernés:
                « Vous avez de la mortalité ? Prouvez le nous : montrez nous les cadavres ! »
...
Difficile....quand nos butineuses meurent à l'extérieur, désertant la ruche, ne sachant plus retrouver le chemin du retour....


"Ils me disent....leur inquiétude

... alors, l'année prochaine,
même si c'est une goutte d'eau,
je sèmerai des jachères fleuries échelonnées,
et qui sait,
c'est tellement joli ces fleurs diversifiées en groupe,
si je ne gagnerai pas un prix
pour le concours du fleurissement du village !"


Article rédigé par
Danièle Jacquet
 


 [1] La propolis est un matériau recueilli par les abeilles à partir de certains végétaux. Cette résine végétale est utilisée par les abeilles comme mortier et anti-infectieux pour assainir la ruche. Elle est récoltée pour ses propriétés thérapeutiques.

[2] Le couvain est l'ensemble des oeufs, larves et nymphes, protégés par les nourrices (ouvrières d'abeilles).

[3] Le syndrome d’effondrement, selon Wikipedia, décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n'importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L'absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d'ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007 des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :
·        
les abeilles "disparaissent" massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;
·        
les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
·        
aucune explication satisfaisante n'a été trouvée.
Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu'il n'y a
plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement.

[4] La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes. Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis l'étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles de la même espèce, rendant possible la fécondation.

[5] La pyrale du maïs est un papillon de mœurs nocturnes, de 25 à 30 mm d'envergure, dont les larves attaquent principalement les cultures de maïs, dont c'est le principal ravageur, et aussi d'autres plantes cultivées comme le tournesol, le houblon, le chanvre, les chrysanthèmes…



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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:18

 



Le ronflement de l'hélicoptère a commencé en fin de matinée le 31 juillet dernier, signe annonciateur d'un nouvel épandage de pesticides sur les champs de maïs de Villette d'Anthon. Nous nous sommes approchés vers 12h30 et effectivement un hélicoptère muni de sa rampe d'épandage était basé à 200m de l'entrée de Villette d'Anthon en venant de Pusignan, faisant des rotations au dessus des maïs et revenant régulièrement se poser pour probablement se ravitailler en pesticides (voir photo).
Le vent était au sud et commençait à se renforcer avec des pointes à plus de 30 km/h (la législation interdit un épandage par hélicoptère pour un vent supérieur ou égal à force 3 Beaufort, soit 11 km/h). Est ce que l'épandage a eu lieu, ou bien est ce que l'opération a été annulée à cause du vent : nous ne le savons pas car nous étions malgré tout  trop éloignés. L'hélicoptère s'est éloigné vers 13h pour ne pas réapparaître de l'après midi.
Pour re-situer le problème, il faut se rappeler qu'il y a eu fin août 2007 la détection de présence de chrysomèle sur Pusignan (près de l'aéroport), ce qui a amené des épandages de pesticides par hélicoptère début septembre (
voir l'article du 2 novembre 2007 sur ce blog).

Pour éviter que cet insecte ne soit encore présent cette année sur cette zone, la solution sage et de bon sens aurait été de décider d'interdire la plantation de maïs dans le périmètre de sécurité de 6 km pendant 3 ans. En effet les larves de chrysomèle ne peuvent que survivre en présence de maïs et celles qui n'auraient pas été détruites par les pesticides en septembre dernier l'auraient été inévitablement cette année par absence de nouveaux plants : c'est le principe de rotation des cultures pratiqué depuis des siècles et qui évite un appauvrissement du sol et les invasions de parasites.

Contre toute attente, le Préfet de Région a décidé, tout en recommandant cette rotation de culture, d'admettre la plantation de maïs dans la zone de sécurité (
voir l'article du 18 février 2008 sur ce blog), avec la mise en place des mesures suivantes de lutte contre les larves et les insectes adultes (selon la note du 20 mars 2008 du Directeur Régional de l'Agriculture et de la Forêt Rhône-Alpes) :

- utilisation de semences traitées au Cruiser ou pose de micro granulés à base de Téfluthrine dans la raie de semis pour lutter contre les  larves,
- épandages aériens de Deltaméthrine (voir ci contre la fiche produit de ce puissant pesticide) ou de Lambda cyhalothrine à 2 reprises durant l'été avec un intervalle de 14 jours minimum entre les 2 épandages pour lutter contre les insectes adultes.

Ainsi, malgré toutes les menaces contre la biodiversité, malgré toutes les mises en garde sur la nocivité du Cruiser pour les abeilles, malgré la montée au créneau des ONG environnementales, l'Etat, certainement sous la pression des lobbies agricoles, continue à accorder des droits à polluer et à empoisonner.

Le seul point qui semblait acquis officieusement concernait l'utilisation de l'épandage par hélicoptère qui devait être interdit.
Même cela n'a pas été respecté puisque par sa note du 20 juin 2008, le Directeur Régional de l'Agriculture et de la Forêt Rhône-Alpes autorise l'utilisation d'hélicoptère sur la zone de Pusignan et des communes environnantes (cette note interdit par contre son utilisation sur les 2 autres zones où la chrysomèle a été détectée durant l'été 2007, à savoir à Saint Nazaire les Eymes dans l'Isère et à Voglans en Savoie).

Comme l'an dernier, ces épandages n'ont fait l'objet d'aucune annonce à la population (aucune info dans la presse locale ni sur le nouveau site Internet de la commune de Villette d'Anthon) : certains diront que c'est normal, puisque ce n'est pas dangereux.


Article rédigé par André Mansiaux

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 20:23



 

undefinedSuite à la détection de chrysomèle ( insecte parasite du maïs) fin août 2007 sur Pusignan (ainsi qu'en Savoie), les préfets du Rhône, de l'Isère et de Savoie avaient décidé de procéder à un épandage massif d'insecticide par hélicoptère début septembre (voir l'article que j'ai écrit le 2 novembre dernier dans la rubrique "pesticides").
Cet épandage avait fait l'objet d'une vive réaction d'un certain nombre d'associations, notamment d'associations d'apiculteurs qui considéraient notamment que le trop court délai entre le communiqué de la préfecture et le début des épandages n'avait pu permettre à certains apiculteurs de mettre à l'abri les ruches proches des champs traités aux insecticides.
J'avais évoqué dans cet article que la raison principale de la prolifération des chrysomèles provenait de la suppression de la rotation annuelle des cultures qui étaient la règle de base de l'agriculture depuis des siècles (et qui continue à être appliquée dans la culture bio).
"La rotation culturale dans le cadre de la lutte contre la chrysomèle des racines du maïs est reconnue d’une grande efficacité" précise
un communiqué de la préfecture de la région Ile de France en février 2006 qui se félicitait que la législation devienne plus contraignante suite à la publication d'un arrêté au Journal Officiel du 16 février 2006 par le Ministère de l’agriculture et de la pêche.
Cette règle a été confirmée par un
nouvel arrêté du 17 octobre 2007 qui redéfinit notamment les 3 différentes zones pour mise en conformité avec les règles de l'UE : il interdit la culture du maîs pendant 3 ans dans la "zone focus" (1 km autour du lieu de découverte de la chrysomèle), pendant 2 ans dans la "zone de sécurité" (5 km autour de la zone focus) et recommande la rotation annuelle dans la "zone tampon" (34 km autour de zone de sécurité).

La carte ci-dessous montre :
- le lieu de découverte de la chrysomèle (étoile blanche située au sud de Pusignan)
- la limite de la zone de sécurité (cercle rouge)
undefined
On aurait pu s'attendre à ce que le préfet de l'Isère prenne également cette mesure de bon sens et impose donc cette mesure de rotation culturale dans la "zone de sécurité" : il n'en est rien, le préfet,
par un arrêté du 4 décembre dernier,  laissant le choix aux agriculteurs de pratiquer cette rotation culturale ou de la remplacer par l'utilisation d'insecticides.
La FRAPNA, l'Alliance Paysans et Consommateurs de l'Isère, la LPO, l'ADABIO et AVENIR se sont élevés contre cet arrêté et demandent un retour à l'obligation de rotation des cultures.
La préfecture veut, semble-t-il, calmer le jeu en précisant qu'il y aura une meilleure concertation avec les apiculteurs et que les épandages par hélicoptère seraient supprimés et remplacés par un traitement à base de granulés effectué en dehors de la période de floraison : le produit utilisé ne serait pas le Cruiser qui, bien qu'autorisé, aurait les mêmes effets néfastes que le Régent et le Gaucho qui ont été interdits. Il n'empêche que les sols vont être à nouveau pollués par ces insecticides qui vont être transmis à tous les êtres vivants, sans compter les quantités qui vont rejoindre la nappe phréatique de l'Est Lyonnais qui est source d'eau potable pour 1 500 000 habitants.
Si vous vous promenez en ce moment dans les chemins au sud de Villette d'Anthon, vous verrez qu'une partie (environ la moitié) des champs cultivés l'an dernier avec du maïs ont été ensemencés avant l'hiver avec du blé, le reste des champs étant juste labouré, dans l'attente probable d'un nouvel ensemencement de maïs au printemps.
A suivre

Article rédigé par André Mansiaux

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 17:52



Certains d'entre vous ont peut être été surpris d'entendre un hélicoptère voler à basse altitude au dessus des champs de maïs au sud de la commune début septembre dernier (un même survol avait eu lieu pendant 2 jours au début de l'été).
2461-photo.jpgAprès quelques recherches sur Internet, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'un traitement contre la chrysomèle du maïs suite à sa découverte dans un champ à Pusignan le 22 août.
Ce coléoptère originaire d'Amérique Centrale, a progressivement envahi l'Amérique du Nord, causant des dégâts considérables aux plantations de maïs (jusqu'à 80 de pertes de production). Il a été signalé la 1ère fois en Europe en Serbie en 1992 pour atteindre la France en 2002.
Vu les ravages faits par cet insecte, la France a mis en place une surveillance du territoire avec notamment 137 points de contrôle sur la région Rhône-Alpes en 2007, surveillance qui a jusqu'à présent permis d'éradiquer les quelques foyers découverts.
C'est la 1ère fois que sa présence était signalée dans la Région (un autre cas a été depuis découvert le 4 septembre à la Motte-Servolex en Savoie) et les préfets de l'Ain, de l'Isère et du Rhône, en lien avec la profession agricole et les maires des communes concernées (dont Villette d'Anthon), ont lancé (communiqué du 30 août) une campagne d'éradication qui a commencé le 3 septembre suivant les modalités suivantes :

- pulvérisation aérienne par hélicoptère d'un produit à base de deltaméthrine (20g/hectare) par vent inférieur à 3 sur l'échelle de Beaufort
- durée d'au moins une semaine
- pas de traitement à moins de 50 m des habitations et des cours d'eau
- nécessité de déplacer toutes les ruches à au moins 50 m des parcelles traitées (les doses utilisées rendant le produit toxique pour les abeilles)

Cette campagne m'amène les réflexions suivantes :

- de nombreuses habitations ainsi que l'école de Mons-Asnières (la rentrée avait déjà eu lieu) sont situées à beaucoup moins que 50 m des premiers champs de maïs : comment pouvons nous être sûr que la distance de 50 m a été respectée, au risque de ne pas traiter une partie des cultures ? Est ce que les familles ont été prévenues de ce traitement ?

- les cultures de maïs sont aussi très proches du marais de Charvas (une des seules zones humides de la région) : est ce que des précautions particulières ont été prises pour éviter un épandage sur cette zone ultra sensible ?  Il faut savoir que la deltaméthrine est un insecticide
classé  très toxique pour les organismes aquatiques, qui peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique. 

- la chrysomèle et sa larve ne se nourrissent que de maïs et ne peuvent proliférer plus d'une année qu'en cas de maintien de maïs sur les mêmes parcelles plusieurs années de suite. Les recommandations données par le Ministère de l'Agriculture dès 2002 étaient de favoriser les rotations culturales. 

- Il faut savoir de plus que le vecteur principal de transport de la chrysomèle est l'avion (le 1er cas en Europe était proche de l'aéroport de Belgrade et les 1ers cas en France en 2002 concernaient des zones proches d'Orly, de Roissy et du Bourget ). Pourquoi ne pas avoir imposer la rotation culturale qui de toute manière est maintenant imposée pour 3 ans dans un rayon de 10 km autour de Pusignan : que de pesticides auraient ainsi être évités. 

- les organisations d'apiculteurs iséroises n'ont visiblement été informées qu'à réception du communiqué du 30 août, soit 8 jours après la détection de la chrysomèle, ce qui les a amené à faire une lettre ouverte au préfet de région le 7 septembre (lettre dont voici quelques extraits et que vous pouvez consulter en cliquant 
sur le lien ci-après :

http://www.gds38.asso.fr/web/gds.nsf/8cb279f7ace047aac1256c0f004cf0d5/c5cd14990168237ac125734f005bc8d2!OpenDocument) :

...nous remarquons que votre communiqué nous informant est parvenu le 30 Août pour votre action d’épandage le lundi 3 Septembre, qui plus est, une veille de week-end. Nous avons bien du mal à comprendre comment un laps de temps aussi court à bien pu être choisi sans vouloir nous associer à ce genre de décision alors que, bien plus tôt et non au pied levé, d’autres parties ont été conviées, dès les piégeages des coléoptères le 22 août ? ...
... Enfin et sur le long terme, comment envisagez-vous les prochaines campagnes de luttes contre la chrysomèle ? Saviez-vous que la chrysomèle, comme tout autre espèce d’insectes, se reproduit uniquement parce qu’il y a accoutumance de la même culture, au même endroit et chaque année ? Ne serait-il pas plus profitable de mener des actions pour débloquer le gel des terres agricoles et permettre aux agriculteurs le loisir de pratiquer des rotations triennales de leur culture pour, justement, réduire les recours aux insecticides ? Pensez-vous que l’espèce humaine ne s’en porterait pas mieux ?

Michel Effantin
Président du Groupement de Défense Sanitaire Apicole
Eric Perret
Président de l’Abeille Dauphinoise
Frédéric Chasson
Président du Syndicat Apicole Dauphinois



Je ne sais pas si le préfet a répondu, et si oui, la nature de sa réponse, mais il y a beaucoup d'efforts à faire et de mentalités à changer pour diviser par 2 les pesticides à une échéance de 10 ans (mesure prise par le Grenelle de l'Environnement et qui vient d'être votée par ailleurs par le Parlement Européen) !

Article rédigé par André Mansiaux

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