15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 14:36



Voila deux semaines que les membres de notre association se mobilisent pour faire signer la pétition lancée par le Collectif PARFER auprès de la population de Villette d'Anthon (commune pour laquelle nous nous sommes proposés de servir de relais) et nous souhaitons vous faire profiter de l'accueil que nous avons eu, des réactions des personnes solicitées  et des réponses que nous avons données à leurs questions.



Nous tenons avant tout à remercier les commerçants de Villette d'Anthon que nous avons contactés et qui ont tous accepté de relayer la pétition. Nous remercions également les quelques associations de Villette d'Anthon qui ont accepté de nous aider à la faire circuler.

Nous n'avons pas de pourcentage précis, mais plus de 90 % des personnes solicitées par nos membres ont signé, la plupart avec enthousiasme, d'autres par solidarité car se disant peu concernés directement par le projet ("Je signe pour mes enfants") .

Par contre nous avons été un peu surpris de constater qu'un pourcentage non négligeable de la population avait une idée fausse sur ce projet. Parmi ces idées fausses, nous avons notamment retenu celles ci :

Confusion avec LESLYS :
" Pourquoi faites vous signer une pétition alors que les travaux ont commencé à Pusignan ?"
" Pourquoi parlez vous d'une mise en service en 2013 alors qu'elle est prévue en 2010 ?"
" Nous prendrons LESLYS à Pusignan et ce sera le même prix que LEA. "
" Avec l'arrivée de LESLYS, la SNCF va augmenter le nombre de TGV s'arrêtant à Saint-Exupery et ce sera plus pratique pour ceux qui veulent prendre le train " (nous n'avons pas voulu enlever ses illusions à cette personne, mais franchement ça nous étonnerait)
  • Nous avons bien sûr informé ces personnes sur le fait que :
    - ce sont les travaux de LESLYS qui viennent de commencer
    - le choix fait pour LESLYS de le faire passer au Sud de Pusignan, va entraîner un surcoût de 18 millions d'Euros pour le prolongement de LEA vers CREMIEU
    - LESLYS ne s'arrêtera qu'à Meyzieu ZI et à la Soie et il ne servira pas aux populations du Nord Isère
    - le prix du ticket aller de LESLYS sera d'environ 14 Euros
Méconnaissance du contenu du projet et de son avancement :
" qui va décider de son tracé "
" passera-t-il à Villette d'Anthon"
" ce projet va se faire rapidement car tous les élus et décideurs sont d'accord "
" le tram train, mais si il va se faire : on a attendu les VFD, on les a eus sans pétition !"
" ce projet ne se fera jamais car les élus n'en veulent pas "


Nous allons bien sur continuer à soliciter la population dans les semaines qui suivent et nous sommes persuadés que cette pétition aura le succès nécessaire à l'avancement de ce projet.

Article rédigé par André Mansiaux
Repost 0
Published by Eco-citoyens du Nord Isère - dans Transport doux
commenter cet article
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 13:06

Il se confirme, comme nous l'indiquions dans  l'article publié sur notre blog en août dernier, que la situation est bien bloquée dans le processus décisionnaire concernant le prolongement du tram train LEA de Meyzieu vers Crémieu, via Pusignan, Janneyrias et l'agglomération Pontoise.

Le processus de mise en place de l'AOT (Autorité Organisatrice des Transports), suite à la demande du Conseil Général de l'Isère en février dernier, a bien été lancé par le SYMBORD (Syndicat Mixte de la Boucle du Rhône en Dauphiné qui regroupe les élus des trois cantons de Pont de Cheruy, Crémieu et Morestel). Nous rappelons, pour mémoire, que c'est le SYMBORD qui a piloté le SCOT (Schéma de Cohérence Territorial définissant les grandes lignes de l'aménagement du secteur à 20 ans) et que ce SCOT, voté à l'unanimité des élus en décembre 2007, prévoit le prolongement du tram train.

Cette AOT ne pourra être mise en place que s'il y a l'accord de 100 % des communes concernées. Or,   selon l'article du Dauphiné Libéré du 3 juillet rendant compte de la réunion de la communauté de communes du 30juin 2008, les élus de la Communauté de Communes des "Portes Dauphinoises - Lyon Satolas" qui regroupe les six communes du canton de Pont de Cheruy (Anthon, Charvieu Chavagneux, Chavanoz, Janneyrias, Pont de Cheruy et Villette d'Anthon) se sont positionnés contre cette mise en place. Ils estiment que cela coûterait trop cher et qu'il vaudrait mieux que le canton de Pont de Cheruy intègre le département du Rhône pour "profiter" de la structure du SYTRAL qui est l'AOT du Grand Lyon.

Cette position nous semble juste un moyen de différer ce projet de tram train auquel certains élus ne se sont jamais réellement ralliés, sauf bien sûr juste avant les élections municipales et cantonales. Nous ne voyons pas en effet en quoi ce rattachement au département du Rhône pourrait coûter moins cher en final pour les contribuables que la mise en place d'une AOT sur le secteur (les coûts d'investissement et de fonctionnement seront toujours les mêmes). Demandez à vos connaissances qui habitent, ou ont habité, sur le Grand Lyon le montant des impôts locaux qu'ils payent,  et comparez avec ce que nous payons sur le secteur : vous serez édifiés. Par ailleurs comment peut on imaginer un prolongement du tram train qui s'arrêterait à la limite du canton de Pont de Cheruy, sans desservir les communes de Tignieu Jameyzieu et de Crémieu (communes hors Canton de Pont de Cheruy).

Dans ce contexte, nous avons soutenu la proposition du Collectif PARFER de lancer une pétition pour demander à la population d'apporter un soutien massif à cette demande de prolongement du tram train.
Depuis fin octobre cette pétition est lancée et notre association, comme toutes les associations et tous les particuliers qui soutiennent le Collectif, se mobilise pour que le nombre de signatures soit le plus important possible.

Article rédigé par André Mansiaux
 


Pour ceux qui veulent en savoir un plus sur ce projet de tram train, allez sur le site du Collectif PARFER et/ou prenez connaissance du texte ci-après que nous avions présenté lors de notre exposition sur le changement climatique fin mai 2008 à Villette d'Anthon :


 

Situation actuelle des transports dans le secteur :

- des transports en commun peu nombreux et peu efficaces,

- des embouteillages, de plus en plus, importants, sur les routes conduisant des cantons de Crémieu et de Pont de Cheruy vers la région lyonnaise,

- des coûts de carburant de plus en plus élevés (*),

- des émissions de polluants et de CO² accrues,

- de la fatigue, du stress, du temps perdu et des risques d'accidents,

- un parking du tram train LEA à son terminus de Meyzieu ZI complétement saturé.

(*) même si le prix des carburants a fortement baissé par rapport à la date où nous écrivions ce texte, ce en fonction de la crise économique mondiale que nous traversons, il augmentera d'une manière énéluctable dans les années à venir en fonction de sa raréfaction (nous avons atteint, ou nous atteindrons d'ici quelques années le pic de production : le déséquilibre entre l'offre et la demande qui en résultera ne pourra qu'entraîner une forte augmentation qui pourrait être pire que celle que nous avons connue l'été dernier).

Le projet :  

 utilisation de l'emprise de l'ancienne ligne du CFEL (Chemin de Fer de l'Est Lyonnais),

- 16 km en voie unique entre Meyzieu ZI et Crémieu avec des arrêts aux abords de Pusignan, Janneyrias, Charvieu Chavagnieux et Pont de Cheruy / Tignieu Jameyzieu,

- une absence de rupture de charge vers Lyon à l'arrivée à Meyzieu ZI,

- un temps de parcours de 50 mn entre Crémieu et Lyon La Part Dieu.

  Les contraintes qui ralentissent le projet de tram train

- une complexité administrative liée à l'implication dans le projet de 2 départements (Isère et Rhône),

- une complexité technique et organisationnelle à faire "cohabiter" 3 structures (LEA entre Lyon et Meyzieu, LESLYS entre Saint Exupery et Lyon, l'extension du tram train vers Crémieu),

- notre "éloignement géographique" du centre décisionnaire de Grenoble,

- une politique du Conseil Général de l'Isère qui privilégie un transport en bus en site propre sur l'ancienne voie du CFEL

 Les atouts qui pourraient le débloquer :

- le projet est mentionné dans le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) de la Boucle du Rhône en Dauphiné qui a été voté à l’unanimité en décembre 2007,

- la mise en œuvre des mesures retenues lors du Grenelle de l’environnement, et qui prônent le développement des transports doux,

- la mobilisation des élus pour la concrétisation du projet (**),

- la mobilisation de la population concernée par le biais notamment de son appui au Collectif PARFER (***).

(**) nous espérons encore que les positions récentes prises par certains élus ne vont pas transformer ce que nous considérions en mai dernier comme un atout en une contrainte ralentissant le projet.

(***) la pétition actuelle, si elle atteint comme nous le pensons, une forte adhésion de la population, peut être un important levier pour faire avancer ce projet.

  Le Collectif PARFER :

- a été constitué en 2001 et est soutenu par plus de 1200 personnes venant de tous horizons (particuliers, associations, élus de tous bords),

- informe et mobilise les populations sur l’urgence de ce projet par le biais de réunions publiques régulières,

- est devenu l’interlocuteur des pouvoirs publics (participation au Comité de Pilotage mis en place par le Conseil Général de l’Isère sur les déplacements en transport collectif dans le Haut Rhône Dauphinois)

Repost 0
Published by Eco-citoyens du Nord Isère - dans Transport doux
commenter cet article
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 12:29

 


Notre amie l'abeille est apparue sur terre, avec les premières plantes, voici des millions d'années, bien avant l'homme... Elle fut domestiquée depuis la plus haute antiquité, convoitée pour son miel, gelée royale, pollen, propolis (1)...Elle fut vénérée et associée aux Dieux.
Les plus anciens de nos villages se souviennent qu'à la fin du XIXème, début du XXème siècle, presque toutes les fermes possédaient des ruches, quelquefois seulement 2 ou 3. Nos abeilles vivaient alors, en ces temps pourtant tellement proches, en toute harmonie avec l'homme et la nature...

L’entreprise apicole, comme toutes les activités de la société, est entrée dans l'ère artisanale et industrielle avec des techniques nouvelles. Actuellement, une entreprise moyenne exploite environ 300 ruches. Chaque ruche abrite une reine, le couvain (2), des faux-bourdons (mâles) cohabitants provisoires, et entre 25000 et 70000 abeilles, qui sont des animaux intelligents, sociaux et organisés, chiffre à l'apogée des activités en été et qui se réduira à 6000 individus environ en période hivernale.
Leur dépérissement généralisé dans le monde a été observé depuis les années 1990. Un véritable signal d'alarme fut tiré à l'automne 2006 : perte entre 30 et 90 % aux USA où l’on parle de syndrome d'effondrement(3) des colonies (CDD : Colony Collapse Disorder). Le même phénomène a été observé en Europe, certaines colonies ayant disparu à 90 %. Du jamais vu !

Les conséquences économiques sont désastreuses pour les apiculteurs, mais plus encore pour la pollinisation (4) qui s'est perpétuée de la sorte depuis des millions d'années. 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation, notamment les cultures maraîchères (oignons, concombres, melons, …), les arbres fruitiers, les cultures d’arachide. Dans certaines régions du monde, la disparition d'insectes pollinisateurs oblige des agriculteurs à polliniser … à la main !!! (voir ci-dessous le reportage réalisé en Chine par National Geographic, et diffusé sur Daily Motion).


 

Chercheurs et apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses quant à cette disparition :

OGM, ondes électro-magnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique (les températures anormalement élevées en janvier 2008 ont réduit l'hibernation), raréfaction des fleurs, virus, maladie, parasites, champignons,... ? Actuellement les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs surpassant la résistance des abeilles.

La destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année est imputable à l’utilisation de pesticides, utilisés depuis 50 ans dans tous les pays. Il semblerait qu'en France, depuis la suspension du Gaucho en 1999 et du Regent en 2004, il y eût une légère amélioration. Mais l'utilisation du CRUISER vient d'être autorisée alors que son principe actif appartient à la même famille que celui du GAUCHO et du REGENT.

Quelques études mettent l'accent sur les ondes électromagnétiques, téléphones portables, antennes relais, ligne à haute tension, qui perturberaient les abeilles et pourraient être une des raisons de leur non retour à la ruche et de leur disparition dans la nature.

Une autre cause pourrait être la perte d'espaces naturels dans le monde, avec des prairies de plus en plus rares cédant la place à une agriculture très pauvre en biodiversité. Les ressources alimentaires seraient appauvries, le pollen étant l'unique source de protéine des abeilles. Les autres insectes pollinisateurs en seraient également affectés.

De plus, des parasites comme le champignon unicellulaire Nosema Ceranae (apparu pour la 1ère fois cette année dans l’Est de la France), l’acarien Varroa destructor ou la loque européenne font des ravages dans les couvains, nécessitant le traitement des ruches avant l’élevage des couvins (janvier-février). Ces traitements, s’ils sont mal dosés, peuvent entraîner à leur tour une forte mortalité des abeilles (des traitements à base d’antibiotique sont utilisés aux USA, mais leur efficacité n’est pas prouvée et leur mise sur le marché en France n’a pas encore été autorisée).

Le centre Agroscope L.P. à Berne (station suisse de recherche apicole) estimait fin 2007 que tous ces phénomènes prenaient des proportions de plus en plus fréquentes et importantes.

Pour couronner tous ces malheurs, le redoutable frelon Vespa Valentina, arrivé accidentellement de Chine, dévore les survivantes butineuses. Il est déjà très répandu dans le sud ouest de la France ou il s'adapte très bien.

Le tableau est donc plutôt inquiétant.


De ma conversation avec deux apiculteurs locaux

Il ressort que les techniques d'élevage, actuellement, sont au top de la technologie, me laissant ébahie : savez vous que l'insémination artificielle de la reine se pratique depuis 30 ans en ayant recours à des banques de mâles, ce pour une meilleure sélection, et que l'anesthésie s'effectue au CO2 ?

Il semblerait que la mortalité n'ait pas été constatée dans notre secteur proche, mais dans les contrées voisines, dans le Rhône, dans les monts du lyonnais au cours du printemps dernier, avec 60 % de mortalité.

Ils s'inquiètent de l'utilisation du Cruiser, graine enrobée à enfouir, insecticide neurotoxique qui pourrait être dangereux (Henri Clément, président de l'Union Nationale des Apiculteurs Français, affirme que ce produit a provoqué l'hécatombe de 40000 ruches en Italie, le thiaméthoxane qu'il contient ayant été retrouvé dans les abeilles mortes).

Nos spécialistes déplorent une agriculture, notamment celle du maïs, qui ne varie pas, se perpétue d'année en année, épuisant la terre et nécessitant l'usage intensif d'insecticides pour lutter contre la pyrale du maïs  (5) (photo ci contre) ou la chrysomèle du maïs dont les larves survivent grâce à l'ensemencement de la même céréale sur les mêmes parcelles, sans compter les engrais qu'une culture non diversifiée rend encore plus nécessaire! (en ce qui concerne la chrysomèle, voir les articles des 2 novembre 2007, 18 février 2008 et 4 août 2008 postés sur ce blog).

A ma question sur la substitution possible d'autres insectes pollinisateurs, la réponse est négative : il y aurait les bourdons Bombus, cousins de l'abeille, extrêmement actifs à la pollinisation, mais ne vivant qu'à l'état sauvage et en toute petite colonie. Ils font l'objet d'études...mais ne sont-ils pas eux aussi aussi menacés?

Enfin, ils me disent la mauvaise foi des revendeurs d'insecticides et autres produits envers les apiculteurs concernés:
                « Vous avez de la mortalité ? Prouvez le nous : montrez nous les cadavres ! »
...
Difficile....quand nos butineuses meurent à l'extérieur, désertant la ruche, ne sachant plus retrouver le chemin du retour....


"Ils me disent....leur inquiétude

... alors, l'année prochaine,
même si c'est une goutte d'eau,
je sèmerai des jachères fleuries échelonnées,
et qui sait,
c'est tellement joli ces fleurs diversifiées en groupe,
si je ne gagnerai pas un prix
pour le concours du fleurissement du village !"


Article rédigé par
Danièle Jacquet
 


 [1] La propolis est un matériau recueilli par les abeilles à partir de certains végétaux. Cette résine végétale est utilisée par les abeilles comme mortier et anti-infectieux pour assainir la ruche. Elle est récoltée pour ses propriétés thérapeutiques.

[2] Le couvain est l'ensemble des oeufs, larves et nymphes, protégés par les nourrices (ouvrières d'abeilles).

[3] Le syndrome d’effondrement, selon Wikipedia, décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n'importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L'absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d'ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007 des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :
·        
les abeilles "disparaissent" massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;
·        
les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
·        
aucune explication satisfaisante n'a été trouvée.
Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu'il n'y a
plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement.

[4] La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes. Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis l'étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles de la même espèce, rendant possible la fécondation.

[5] La pyrale du maïs est un papillon de mœurs nocturnes, de 25 à 30 mm d'envergure, dont les larves attaquent principalement les cultures de maïs, dont c'est le principal ravageur, et aussi d'autres plantes cultivées comme le tournesol, le houblon, le chanvre, les chrysanthèmes…



Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Biodiversité
commenter cet article
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 16:00

Pour une fois, on va positiver et mettre en évidence des initiatives locales et régionales qui nous mettent un peu de baume au coeur :

- L'inauguration le 26 juillet dernier par le Maire de la Balme-Les-Grottes d'une station d'épuration "écologique" qui fonctionne grâce à une végétation aquatique. Après un dégrillage retenant les gros déchets, les eaux usées sont envoyées en lagunage par pompage. 3 bassins plantés de roseaux filtrent, régénèrent et éliminent 95 % des composés carbone. Selon le député Alain Moyne-Bressand présent à l'inauguration, d'autres initiatives de ce type sont en projet dans l'Isle-Crémieu.

- Journée de sensibilisation à l'environnement organisée le 26 juin dernier par la
communauté de communes de L'Isle Crémieu pour tous les élus. Différents ateliers permettaient d'aborder un grand nombre de sujets tels que la protection de la biodiversité, le changement climatique, le désherbage par des machines à eau chaude pour éviter l'utilisation de pesticides, la promotion des énergies renouvelables, le tri sélectif par les agents des collectivités territoriales et l'utilisation de fournitures de bureau respectueuses de l'environnement.

- Des initiatives intéressantes prises par la nouvelle équipe municipale de
Chavanoz depuis son élection. Elles concernent aussi bien la protection de la planète que la démocratie participative, élément incontournable du développement durable. Parmi ces initiatives qui sont à notre connaissance uniques sur le canton de Pont de Cheruy, on peut citer la décision d'intégrer des énergies renouvelables (solaire thermique) dans la rénovation de l'école maternelle des Cinq Chemins , la décision de créer un conseil municipal des jeunes à la rentrée prochaine, l'ouverture des commissions municipales à des personnes non élues et l'ouverture du site Internet de la commune à des questions posées par les citoyens, avec réponses des élus.

- Auchan, Casino, Carrefour, Conforama, Ikea, Leroy-Merlin sont les six enseignes de la grande distribution qui s'engagent, à partir du 1er juillet 2008, à utiliser en priorité la voie fluviale pour leurs denrées non alimentaires plutôt que la route : elles ont signé avec l'Etat, la compagnie nationale du Rhône (CNR) et les Voies navigables de France (VNF), un protocole dans ce sens. La forte hausse du prix du carburant obligent ces leaders de la grande distribution à trouver des moyens pour limiter les coûts du transport de marchandises ainsi que les émissions de CO2. Selon le préfet de région Jacques Gérault, "cela représente l'économie en pétrole d'une ville de 10.000 habitants. 81.600 tonnes retirées de la route, c'est très important (...) et ce n'est qu'un début". Selon lui, le transport fluvial serait 3,7 fois plus efficace que le transport routier et quatre fois moins polluant, pour des prix identiques, ce que confirme Léandre Boulez, directeur général de l'import-export chez Auchan : "on charge de plus en plus sur les barges. Cela marche et ceci pour un coût quasiment équivalent". L'objectif est de doubler le trafic fluvial sur le Rhône et la Saône dans cinq ans !


Article rédigé par André Mansiaux

Repost 0
Published by Eco-citoyens du Nord Isère - dans Développement Durable
commenter cet article
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:14




- Qui a écrit dans un tract non daté intitulé "L'EFFICACITE AU SERVICE DE TOUS" qui a été distribué dans les boîtes aux lettres du canton de Pont de Cheruy fin 2007 ou au tout début de début 2008 : "(Ma candidature) est fondée sur une expérience qui m'a permis, et qui me permet aujourd'hui encore, de bien défendre les intérêts de notre territoire, d'obtenir les financements indispensables pour la réalisation d'équipements dans votre commune. ... Pendant ce mandat, ... j'ai pu obtenir du département qu'il investisse ou subventionne des projets pour notre canton à hauteur de 27 millions d'euros. ... Depuis 1988, j'ai permis aux communes, associations, entreprises et particuliers du canton de Pont de Cheruy de bénéficier au total de plus de 80 millions d'euros de crédits du département. C'est sur la base de ce bilan, que je vous laisse découvrir, et pour mener à bien de nouveaux projets, notamment en matière de déplacements, que j'entends les 9 et 16 mars prochains solliciter à nouveau votre confiance." ?

- Qui a écrit dans un tract du 11 janvier 2008 distribué dans les boîtes aux lettres du canton de Pont de Cheruy : "
Je soutiendrai avec vigueur le projet de tram train, pour relier notre agglomération à Meyzieu, puis au centre de Lyon par Léa. .... On ne peut pas s'en passer pour désenclaver notre secteur. Pour cela, il faudra de la volonté et de la pugnacité. Vous pouvez compter sur moi" ?

- Qui a déclaré dans une interview au Dauphiné Libéré parue le 8 février 2008 que la priorité était au désenclavement et qu'il fallait " des transports qui correspondent aux besoins du canton" en ajoutant "si nous avons la majorité, je m'engage très fermement à la (la liaison canton de Pont de Cheruy / Est lyonnais) faire engager très vite
" ?

- Qui est intervenu lors de la réunion publique PARFER du 15 février 2008 à Chavanoz pour indiquer :
"que le PLU de Charvieu Chavagneux prévoit une réserve foncière pour une station (de tram train)"
"que Charvieu Chavagneux est prêt à financer chaque année 1 M€ pour les transports en site propre vers Lyon" ?

Si vous habitez le canton de Pont de Cheruy, vous avez tous reconnu les propos de Monsieur Gérard DEZEMPTE, notre conseiller général pour les 6 ans à venir.

Si vous n'avez pas lu la presse fin juin et début juillet dernier, vous devez être étonné du titre de cet article, car avec des engagements aussi clairs et répétés de notre conseiller général, devant sa pugnacité et le bilan de ses mandats précédents, il est probable que la plupart de ceux qui ont voté pour lui, et ils sont nombreux, doivent s'attendre à trouver à la rentrée une noria d'engins de chantier s'activer pour que ce tram train sorte rapidement de terre.

La suite va vous montrer qu'il y a eu un avant 9 mars 2008 (date des élections) et un après, et que le discours a radicalement changé, comme le montrent les dernières prises de position indiquées ci-après : 

Dans une interview de Monsieur Dezempte parue dans le Dauphiné Libéré le 28 juin dernier, ce dernier déclare :
"Le canton est maltraité par le département de l'Isère. Il a été beaucoup oublié, pas véritablement défendu. Moi qui suis profondément dauphinois, je pense pouvoir dire que l'avenir du canton est davantage avec le Rhône qu'avec l'Isère." 

Lors de la réunion du 30 juin dernier de la communauté de communes des "Portes Dauphinoises - Lyon Satolas" qui regroupent les 6 communes du canton de Pont de Cheruy (Pont de Cheruy, Charvieu Chavagneux, Chavanoz, Villette d'Anthon, Anthon et Janneyrias), les réflexions suivantes ont été menées (voir article du Dauphiné Libéré du 3 juillet)  :

- remise en cause de la création d'une AOT (Autorité Organisatrice des Transports) sous prétexte "qu'elle coûterait cher et n'apporterait rien" (cette structure classique est un préalable exigé par le Conseil Général de l'Isère pour examiner le financement du projet de tram train)
- orientation vers une demande d'extension du périmètre du SYTRAL (Syndicat Mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise)
- refus de la demande de la commune de Tignieu Jameyzieu d'intégrer la communauté de communes, Monsieur Dezempte mettant en avant que
"la limite naturelle de la communauté de communes est la Bourbre et que l'acceptation de Tignieu Jameyzieu serait un grand frein pour se raccorder au Rhône".
- critiques sur le résultat du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) qui désavantagerait les communes du canton de Pont de Cheruy (alors que le SCOT a été voté à l'unanimité en décembre 2007)

Notre réflexion suite à ces prises de position est la suivante :
- on ne peut que s'étonner de cette volonté de changer de département, alors qu'à l'évidence il y a un étage de trop dans la structure pyramidale de l'état (commune, communauté de communes, département, région, état) et que s'il y en avait 1 à supprimer ce serait le département comme l'a proposé en début d'année le rapport Atali.
- ces prises de position (pas d'AOT et demande de changement de département) vont amener le conseil général de l'Isère à mettre le dossier du tram-train de côté
- toute l'énergie et le temps passé à faire aboutir ce changement de département va faire passer le dossier du tram train en 2ème priorité, ce qui veut dire qu'il n'aboutira pas.

C'est tout cela qui nous amène à penser que ce projet pourrait prendre 10 ans "dans la vue", et que nous risquons de ne pouvoir sérieusement en reparler qu'après les prochains élections municipales et cantonales du printemps 2014 (ceci d'autant plus que le Préfet du Rhône a émis mi-juillet la Déclaration d'Utilité Publique pour le tram train Aéroport Saint-Exupery / Lyon Part Dieu en avalisant le tracé au sud de Pusignan : ce tracé n'utilisant pas l'ancienne ligne du CFEL entrainera un surcoût de 17 à 18M€ pour le tram train Crémieu / Lyon)


Article rédigé par André Mansiaux

Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Transport doux
commenter cet article
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:18

 



Le ronflement de l'hélicoptère a commencé en fin de matinée le 31 juillet dernier, signe annonciateur d'un nouvel épandage de pesticides sur les champs de maïs de Villette d'Anthon. Nous nous sommes approchés vers 12h30 et effectivement un hélicoptère muni de sa rampe d'épandage était basé à 200m de l'entrée de Villette d'Anthon en venant de Pusignan, faisant des rotations au dessus des maïs et revenant régulièrement se poser pour probablement se ravitailler en pesticides (voir photo).
Le vent était au sud et commençait à se renforcer avec des pointes à plus de 30 km/h (la législation interdit un épandage par hélicoptère pour un vent supérieur ou égal à force 3 Beaufort, soit 11 km/h). Est ce que l'épandage a eu lieu, ou bien est ce que l'opération a été annulée à cause du vent : nous ne le savons pas car nous étions malgré tout  trop éloignés. L'hélicoptère s'est éloigné vers 13h pour ne pas réapparaître de l'après midi.
Pour re-situer le problème, il faut se rappeler qu'il y a eu fin août 2007 la détection de présence de chrysomèle sur Pusignan (près de l'aéroport), ce qui a amené des épandages de pesticides par hélicoptère début septembre (
voir l'article du 2 novembre 2007 sur ce blog).

Pour éviter que cet insecte ne soit encore présent cette année sur cette zone, la solution sage et de bon sens aurait été de décider d'interdire la plantation de maïs dans le périmètre de sécurité de 6 km pendant 3 ans. En effet les larves de chrysomèle ne peuvent que survivre en présence de maïs et celles qui n'auraient pas été détruites par les pesticides en septembre dernier l'auraient été inévitablement cette année par absence de nouveaux plants : c'est le principe de rotation des cultures pratiqué depuis des siècles et qui évite un appauvrissement du sol et les invasions de parasites.

Contre toute attente, le Préfet de Région a décidé, tout en recommandant cette rotation de culture, d'admettre la plantation de maïs dans la zone de sécurité (
voir l'article du 18 février 2008 sur ce blog), avec la mise en place des mesures suivantes de lutte contre les larves et les insectes adultes (selon la note du 20 mars 2008 du Directeur Régional de l'Agriculture et de la Forêt Rhône-Alpes) :

- utilisation de semences traitées au Cruiser ou pose de micro granulés à base de Téfluthrine dans la raie de semis pour lutter contre les  larves,
- épandages aériens de Deltaméthrine (voir ci contre la fiche produit de ce puissant pesticide) ou de Lambda cyhalothrine à 2 reprises durant l'été avec un intervalle de 14 jours minimum entre les 2 épandages pour lutter contre les insectes adultes.

Ainsi, malgré toutes les menaces contre la biodiversité, malgré toutes les mises en garde sur la nocivité du Cruiser pour les abeilles, malgré la montée au créneau des ONG environnementales, l'Etat, certainement sous la pression des lobbies agricoles, continue à accorder des droits à polluer et à empoisonner.

Le seul point qui semblait acquis officieusement concernait l'utilisation de l'épandage par hélicoptère qui devait être interdit.
Même cela n'a pas été respecté puisque par sa note du 20 juin 2008, le Directeur Régional de l'Agriculture et de la Forêt Rhône-Alpes autorise l'utilisation d'hélicoptère sur la zone de Pusignan et des communes environnantes (cette note interdit par contre son utilisation sur les 2 autres zones où la chrysomèle a été détectée durant l'été 2007, à savoir à Saint Nazaire les Eymes dans l'Isère et à Voglans en Savoie).

Comme l'an dernier, ces épandages n'ont fait l'objet d'aucune annonce à la population (aucune info dans la presse locale ni sur le nouveau site Internet de la commune de Villette d'Anthon) : certains diront que c'est normal, puisque ce n'est pas dangereux.


Article rédigé par André Mansiaux

Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Biodiversité
commenter cet article
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:54



Nous vous proposons un petit retour  sur l'exposition sur le changement climatique qui s'est déroulée à Villette d'Anthon dans la salle Bazin du 26 au 30 mai dernier.

Les enseignants des classes de CM1 et CM2 des deux écoles de Villette d'Anthon (Ecoles Primaires du Bourg et de Mons-Asnières) ont fait remplir le questionnaire ci-contre à leurs élèves pour connaître leur empreinte climatique.

En fonction du nombre de triangles, de carrés et de ronds obtenus , chaque élève pouvait déterminer d'une manière simple le nombre de planètes qui seraient nécessaires, si tout le monde avait le même mode de vie qu'eux, suivant le "barême" suivant :

- 3 planètes pour une majorité de triangles,

- 2,5 planètes pour autant de carrés que de triangles,

- 2 planètes pour une majorité de carrés,

- 2 planètes également pour autant de ronds que de triangles,

- 1,5 planète pour autant de ronds que de carrés,

- 1 planète pour une majorité de ronds.

 

 

A partir de ce bilan simplifié de 8 questions et sur les réponses de plus de 100 enfants, les résultats suivants ont été obtenus :

 

Nombre de planètes nécessaire

 

1

47 %

1.5

16 %

2

15 %

2.5

1 %

3

21%

 

 

Ainsi 53 % des enfants ont besoin de plus d'une planète pour vivre et 22 % ont même besoin de plus de 2 planètes ! 

 

Mais quand même,

 

 

peut être pouvons nous espérer qu'ils ne diront plus

 

 

(et ne laisseront plus dire sans réagir) :

 

    

Et vous, si vous vous amusiez à calculer la votre d'empreinte ?

Aller sur le site de l'ADEME, et vous saurez ! 

 

Article rédigé par André Mansiaux

 

Repost 0
Published by Eco-citoyens du Nord Isère - dans Changement Climatique
commenter cet article
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 18:58



 



L’exposition organisée par Villette Développement Durable sur le changement climatique s’est déroulée du 26 au 30 mai 2008 dans la salle G. Bazin. A cette occasion, la météo nous a fait un petit clin d’œil en ne déversant, sur Villette d’Anthon, que quelques pluies éparses au lieu de trombes d’eau comme cela a été le cas sur de nombreuses communes de la région.

Plus de 200 personnes sont venues nous rendre visite, et parmi elles, des élèves accompagnés de leurs enseignants (principalement des classes de CM1 et CM2) des 2 écoles primaires de Villette d’Anthon et de l’école primaire de Janneyrias.

Tous les visiteurs ont pu prendre conscience, exemples et maquettes à l’appui, du réchauffement de la planète constaté sur tous les continents depuis quelques dizaines d’années, de son origine liée aux activités humaines et de ses conséquences qui pourraient être redoutables et durables.

De nombreuses questions ont été posées sur les énergies renouvelables et les petits gestes quotidiens que chacun peut faire pour limiter au maximum ce réchauffement climatique, et tous sont repartis avec des résolutions plein la tête.

Ceux qui voulaient en savoir plus ont pu consulter dans la bibliothèque voisine les ouvrages sur le changement climatique et le développement durable qui avaient été sélectionnés et rassemblés par Madame LAISIS pour l’occasion.


Article rédigé par André Mansiaux

Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Changement Climatique
commenter cet article
2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 10:32






 ... titre le Dauphiné Libéré du 2/6/2008 en page 13  

Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Changement Climatique
commenter cet article
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 22:09




Repost 0
Published by Villette Développement Durable - dans Changement Climatique
commenter cet article

Une Question ?

  • : Le blog d'un éco-citoyen du Nord Isère
  • Contact