7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 16:55

 

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Certes, vous avez sans doute déjà lu qu’environ 250 personnes ont bravé la canicule en s'enfermant pendant plus de 2 heures sous les tôles surchauffées du gymnase Mimoun de Charvieu Chavagneux,  


mais si on tient compte du choix de la date correspondant aux 1ers départs en vacances, aux 1/4 de finale de la coupe du monde de foot et qu’on rajoute la canicule qui en a incité plus d’un à préférer aller faire un plongeon, ce nombre reste honorable…


Ce qui nous inquiète, par contre, c’est le découragement manifeste d'une partie de la population face à l'incapacité des politiques à tenir leurs engagements et à faire avancer le projet. On peut les comprendre, car que s'est il passé depuis la campagne de pétition de fin 2008 - début 2009 : RIEN D'AUTRE QU'UNE PROMESSE D'UNE REUNION ENTRE DECIDEURS POLITIQUES QUI N'A JAMAIS EU LIEU !


Côté élus, à part l'absence remarquée de représentant du Conseil Général de l'Isère, il y avait foule, avec notamment la présence de Monsieur le Député MOYNE-BRESSAND et  de Monsieur DEZEMPTE, respectivement Conseillers Généraux du canton de Crémieu et du canton de Pont de Chéruy, Monsieur KOHLHAAS, Président de la Commission Transport de la Région Rhône-Alpes, Monsieur REYNAUD, Conseiller  Régional représentant le Président de la Région Rhône-Alpes, Messieurs BERETTA, DAVRIEUX, GIMEL, MARBOEUF, PAVIET-SALOMON et TUDURI, respectivement maires des communes de Villette d'Anthon, Chavanoz, Janneyrias, Pusignan, Tignieu-Jameyzieu et Pont de Chéruy.


Cette forte présence de nos élus aurait pu augurer d'une réunion constructive avec,  à la clé, la signature d'une sorte de pacte solidaire et fort entre tous, avec la volonté affichée de s'engager pour que ce tram-train se réalise au plus tôt (un peu comme la plupart d'entre eux l'ont fait la veille en allant manifester à la gare TGV de l'aéroport Saint Exupéry pour EXIGER une augmentation de la desserte de cette gare).


Mais à part les gestes forts (nous y reviendrons ci-dessous) de Messieurs KOHLHAAS, MARBOEUF, PAVIET-SALOMON et REYNAUD, qui ont fait de la réalisation de ce tram-train un objectif affirmé et continu, les autres élus ont fait un "service minimum", se limitant à leur présence et au rappel de quelques banalités :

  •  Monsieur MOYNE-BRESSAND félicitant à nouveau le collectif PARFER pour ses actions et sortant la lettre de relance qu'il venait d'envoyer, comme il le fait à chaque fois que nous le rencontrons,
  • Monsieur DEZEMPTE ne sachant que faire référence à l'étude qu'il a lancée au niveau de la communauté de communes du canton de Pont de Chéruy, étude dont on peut se demander si son objectif n'était pas plutôt de faire peur aux habitants du secteur en leur prévoyant des augmentations d'impôts considérables si le projet se faisait (laissant entendre que les coûts d'exploitation de la ligne seraient financés seulement par les communes du canton sans contribution des autres communes concernées, ni apport au titre de la solidarité des autres collectivités telles que la région, les départements du Rhône et de l'Isère et le Grand Lyon),
  • ... nous n'avons entendu la voix d'aucun des maires du canton de Pont de Chéruy,  et on peut se demander pourquoi ils étaient là…

 

Nous avons par contre eu une brillante intervention de Monsieur KOHLHAAS qui a mis notamment en évidence :

  • - que des solutions existent pour monter un schéma d'AOTU au niveau de l'agglomération
       lyonnaise en partenariat avec les départements et la région (il est prévu par exemple
       pour le tram-train de Trévoux une participation des collectivités locales à hauteur de
       seulement 5 % du coût total),
  • - que le tram-train est une solution pour limiter notre empreinte carbone,
  • - que 27 % des habitants n'ont pas les moyens d'avoir un transport individuel (problèmes
       financiers, absence de permis, handicap, âge),
  • - que le coût annuel total pour les 25 000 personnes qui se rendent tous les jours sur l'ag-
       glomération lyonnaise est d'environ 130 millions d'Euros. Monsieur DEZEMPTE a bien tenté
       de démontrer que ce montant était exagéré, tout le monde n'achetant pas une voiture
       neuve, objet d'une rapide dépréciation, mais  Monsieur KOHLHAAS lui a rétorqué que,
       même dans cette hypothèse, le coût  serait encore de l’ordre de 100 millions d’Euros,
       et son argumentation a d’ailleurs été chaudement applaudie par la salle,
  • - que ce coût pourrait augmenter fortement dans les prochaines années en fonction de
       l'envolée programmée des coûts de l'énergie.

 

Enfin, parmi les questions et commentaires venant de la salle, je ne noterai que les interventions de la représentante (je n'ai pas noté son nom et la prie de m'en excuser) de  l'association "Couleurs et Senteurs" de Tignieu qui a insisté sur l'impact des transports individuels en voiture sur l'environnement et de Monsieur DUBOS (vice-président de la coordination d'associations DARLY "se déplacer autrement sur la région lyonnaise") qui a évoqué la solidarité qui doit exister entre toutes les collectivités pour permettre de financer ce projet.


Devant l'incapacité des élus du nord isère à lancer la moindre idée pour faire avancer le projet, Monsieur MARBOEUF, maire de Pusignan, a fait sortir la salle d'une certaine torpeur en les interpellant sur le fait que c'était à eux à prendre des initiatives.


Monsieur PAVIET-SALOMON a proposé la constitution d'une structure type syndicat mixte regroupant l'ensemble des élus, et suite à l'absence de réponse à cette proposition, Monsieur REYNAUD a suggéré que lui même et les 2 conseillers généraux des cantons de Crémieu et Pont de Chéruy rédigent une lettre commune au président du conseil général de l'Isère pour relancer la demande de réunion qui devait se tenir avant la fin 2009. Cette proposition a été adoptée du bout des lèvres par Messieurs DEZEMPTE et MOYNE-BRESSAND.

 



Bref, au total il aura fallu 2 heures de réunion pour accoucher du principe de cette lettre commune, et nous pensons que devant la résistance passive de nombre des élus présents, c'était malheureusement le maximum qui pouvait être fait, et de ce fait, ce qu’il convient surtout de retenir de cette réunion qui s'est déroulée en dehors de toute campagne électorale et de son lot de promesses, c'est qu’il faut cesser de se déclarer satisfait de décisions a minima et qu’il est grand temps de réellement se battre pour que tombent définitivement les masques et qu'on connaisse enfin ceux qui sont prêts à "mouiller leur chemise" pour ce projet.


 


Article rédigé par A. MANSIAUX - Président des éco-citoyens du Nord Isère   

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Published by Eco-citoyens du Nord Isère - dans Transport doux
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